Le travail d’Olivia Maret se caractérise par une approche méticuleuse, naviguant entre céramique et illustration. Puisant son inspiration dans d’étranges mémoires enfouies, elle prend le temps de sonder chaque strate, de collecter, laissant la recherche guider le geste et précéder l’image. Une fascination profonde pour le Moyen Âge classique et ses systèmes symboliques nourrit sa pratique, formant un socle dans lequel l’artiste puise inlassablement.
A la manière d’une poétesse funambule, elle combine les mots et les rythmes, suggère des sensations, explore les connexions entre le visible et l’invisible, en équilibre entre récit et documentation. La bataille qu’elle mène autour de l’individualité et de l’expérience partagée est délicate. Ses motifs récurrents – dialogues, auto-représentations, habitats, mélancolie, absence – ouvrent un chemin vers son théâtre intérieur, créant des métaphores visuelles. Que se passerait-il si la vie s’écoulait de nos fêlures, si les branches qui font ombrages étaient préservées, pour nourrir un monde dans lequel les histoires étranges jouent un rôle ?


